search.jpg

Espace presse




Communiqué de Marie-Claire Carrère-Gée suite à la publication des chiffres des demandeurs d’emploi à la fin avril 2012

Au mois d’avril 2012, le rythme de l’augmentation du chômage (+ 4 300 en catégorie A) poursuit son ralentissement, après plusieurs mois de fortes hausses au second semestre 2011 et d’augmentation à un rythme déjà moins élevé au premier trimestre 2012.

D’autres éléments positifs peuvent être relevés : d’une part, la baisse du chômage des jeunes (-0,4 % en catégorie A et -0,1 % en ABC) ; d’autre part, le nombre de demandeurs d’emploi de moins d’un an, qui diminue de 0,3 % en lien notamment avec des entrées moins nombreuses à Pôle emploi.

Selon Marie-Claire Carrère-Gée, la prudence s’impose toutefois, et ce pour plusieurs raisons.

D’abord, pour le second mois consécutif, la difficulté d’interpréter avec rigueur des évolutions au mois le mois est encore accrue compte tenu d’évolutions très importantes des sorties du chômage pour « cessations d’inscription pour défaut d’actualisation » (chute de 25 000 en mars, hausse de 22 900 en avril).

Ensuite, revers de l’amélioration de la situation des demandeurs d’emploi de moins d’un an, le nombre de chômeurs de longue durée (demandeurs d’emploi de plus d’un an), s’accroît : 1,1 % en avril (et 8 % sur un an), et notamment +1,7 % en avril pour les chômeurs de plus de 3 ans (+23 % sur un an).

Enfin, les moteurs d’un redémarrage de l’activité et donc d’un retournement de tendance de l’évolution du chômage sont, pour l’instant, difficiles à percevoir, qu’il s’agisse de l’investissement des entreprises ou de la consommation des ménages, auxquels s’ajoute évidemment le climat d’incertitude lié aux difficultés de la zone euro. Les prévisions disponibles, peu favorables pour 2012, le sont davantage pour 2013, sauf aggravation de la situation dans la zone euro.

Toute la question, sur le plan de l’emploi, est de passer correctement 2012 et de se mettre en situation de bien repartir en 2013 : Marie-Claire Carrère-Gée rappelle donc la nécessité d’une politique de l’emploi très active cette année, notamment en direction des jeunes, des seniors et des chômeurs de longue durée.